L'Abbaye des Moulineaux : à voir !

Publié par md dans Patrimoine

 

L'abbaye des Moulineaux à Poigny, ce petit chef d'oeuvre en péril au coeur de la forêt, 

ouvre ses portes  au public  le week end du  15/16 septembre 2018,   de 10h à 18h pour les Journées du Patrimoine,

à l'occasion de l'exposition de l'œuvre de Cécile Dachary :  invitation_moulineaux.pdf

et les dimanches 23 et 30 septembre 2018, de 10h à 12h et de 14h à 18h.

N'hésitez pas à venir en famille constater les travaux réalisés cet été à l'occasion du camp de jeunes. 

Adresse : D 107, en direction de Guiperreux, dans les bois sur la gauche : Suivre les fléchages ; tenue de plein air conseillée.

 

Un site chargé d'Histoire

L'ordre de Grandmont, fondé au XIIème siècle, chertchait à retrouver la vie des ermites des premiers chrétiens, et s'inscrivait contre le confort déployé dans certaines communautés religieuses.
A la fin du XIIIème siècle, on estime à 160 le nombre de "maisons" créées, dont le Prieuré de Notre-Dame des Moulineaux, grâce au soutien du seigneur de Montfort.
Très délabré après les guerres de religion, le site tombe définitivement en ruine en 1643.
Il ne subsiste aujourd'hui que le carré des murs d'enceinte, le choeur de la chapelle, et quelques aménagements comme les étuves.
Mais ces restes du chevet en élévation sont un témoin rare d'un ordre monastique marquant.
Originaire du Limousin, l’ordre est caractérisé par sa règle et la diffusion de son modèle architectural.

La règle de l'Ordre de Grandmont  imposait une solitude rigoureuse et le refus de toute fonction paroissiale, les Celles, établies dans des lieux déserts, souvent au milieu des forêts, n’abritaient que quelques moines, de 6 à 12 en général. Au voeu de pauvreté individuelle des Frères s’ajoutait une exigence de pauvreté collective, chaque maison ne devait pas posséder plus de terres et de revenus que le strict nécessaire pour vivre. En conséquence,  "ni dîme, ni troupeaux importants, ni domaines éloignés" , elle ne devait même pas posséder des archives,  "afin de ne pouvoir rien réclamer de ce qui est contesté, et n’avoir jamais de procès" . Avec la stabilité et l’obéissance au  "Correcteur "Prieur" , les Frères étaient astreints au silence, aux jeûnes fréquents et à l’abstinence perpétuelle. A l’office quotidien dans la chapelle, s’ajoutait un rude travail manuel dans les bois, aux champs ou aux ateliers. Seuls les clercs "moines prêtres", d’ailleurs peu nombreux au début, étaient exclusivement voués à la prière et à la vie contemplative.